poppers

Le poppers était initialement utilisé médicalement lors des traitements des maladies cardiaques. Ses capacités dites « vasodilatatrices » permettant de faciliter la circulation du flux sanguin. L’usage, de ce que l’on appelait pas encore « poppers », a ensuite été détourné au début des années soixante-dix. De nos jours présenté en flacon, le poppers est qualifié par certains de produit festif, et pour d’autres de drogue.

Du médical à l’amusement

La consonance festive du nom « poppers » vient du son caractéristique - « pop ! » - émis lors de l’ouverture des ampoules dans lequel il était stocké à l’origine. D’abord utilisé pour sa capacité à dilater les vaisseaux sanguins, les effets secondaires du poppers ont rapidement séduit une population avide de sensations.
Laisser un flacon de poppers ouvert dans une pièce est possible, on profite alors de l'effet décontractant des émanations. Pour les personnes qui souhaitent des réactions plus intenses, il est nécessaire d'inhaler le contenu d'une fiole de poppers, tout en faisant attention à ne pas toucher directement le liquide. Dans le cas d’une inhalation, le consommateur éprouvera un sentiment d’euphorie, une sensibilité tactile accrue, et un désir de l’autre exacerbé (qu’il soit social ou sexuel).

De l’amusement au sexuel

Le poppers a bénéficié pour sa notoriété du contexte de « libération sexuelle » des années soixante-dix. Les précurseurs en furent les membres de la communauté gay, le poppers ayant la réputation de faciliter les pénétrations anales par dilatation des sphincters. Mais depuis, la consommation de poppers s’est élargie pour toucher un public attiré par son effet désinhibant. Les sensations de bien-être et d’apaisement, conjugués à l’accélération du flux sanguin, font du poppers un aphrodisiaque efficace. Il intéresse ainsi les hommes qui rencontrent des problèmes d’érection, ou ceux qui souhaitent accroître leurs performances érectiles.

Du sexuel au légal

Le poppers fut interdit à la vente en France de 2011 à 2013 pour raison de santé publique. Les autorités avaient également invoqué à l’époque des risques de pharmacodépendance, le projet étant ensuite de catégoriser le poppers en tant que drogue. Mais en 2013, la vente de poppers fut à nouveau autorisée, à l’exception cependant des produits composés de nitrites de butyle.
Depuis que plus rien n’interdit au poppers d’être consommé en France, l’offre s’est considérablement développée. Les poppers pack par exemple ont contribué à convaincre une clientèle néophyte d'essayer cette substance à l’image pas toujours valorisante. L’idée de ces poppers Pack étant de proposer une expérience à la carte en fonction des moments de consommation ou des effets désirés.

Puisqu’il n’a pas été possible scientifiquement de démontrer les risques de dépendance liés à la consommation de poppers, celui-ci est en vente libre. S’il n’est pas considéré comme une drogue, il reste la question de la gestion de sa propre consommation. Comme toute substance ayant des effets sur la perception de la réalité, il est donc recommandé de s’astreindre à une consommation raisonnable.